Et pas moins de trois livres à (re)découvrir cette semaine et on ne commence pas forcément par le meilleur

Le jardin de la peste par Josh Reynolds

jardin

L'histoire: dans le royaume de Ghyran, des Hallowed Kknights attaquent une forteresse de Nurgle laquelle cache en son sein un portail menant au fameux jardin de la peste. Par un concours de circonstances certains des assaillants vont passer à travers ce portail et une équipe de leurs compagnons se jettera à leur poursuite. Découvrant un des royaume du chaos dédié au père de toutes les mouches ils traverseront différents "étages" de ces jardins pour au final rejoindre leurs frères de bataille.

Bon, pour l'histoire on a au moins un scénario, ça va. Le traitement de l'histoire c'est une autre …histoire. Le récit est découpé en deux parties. La première c'est l'assaut sur les trois redoutes qui forment la forteresse. La deuxième partie concerne l'expédition dans les Jardins de la Peste à la rescousse du Stromcast perdu.

Donc la première partie c'est baston entre Foudreforgés et leurs adversaires chevaliers de la peste. C'est un affrontement basique sans aucune originalité. Ça meurt par grappe de douze des deux cotés, on ne sent pas vraiment de tension et les copains de Sigmar, sans surprise, finissent par mettre la pâtée aux potes de Papy Nurgle. Ce n'eest pas mauvais c'est juste du vu et revu.

Dans la deuxième partie donc, nos amis sigmarines plongent joyeusement dans le portail caché de la forteresse pour aller sauver leurs copains. Accompagnés par un chevalier de la peste qu'ils ont fait prisonnier ils vont traverser plusieurs de ces jardins jusqu'au moment où ils arriveront sans surprise à retrouver leur ptit pote. Musique, rideau!

Donc qu'est ce qui ne va pas dans ce livre? Ça traine souvent en longueur juste pour décrire des scènes de combat vues et revues. Dans un roman ou l'on peut prendre la peine de développer son sujet, il serait bien que l'on décrive plus avant les terres traversées par les Hallowed knights. Au lieu de ça, l'auteur se perds dans les combats et passe rapidement sur la description des différents niveaux ou ils se déroulent. Du coup on traverse des tunnels infesté de skavens, un désert et une ville en mode "jefaisquepasser".

Les personnages ensuite, sont des caricatures qui se résument pour la plupart à leur fonction. A part un ou deux à qui l'on rajoute un brin d'histoire ou de caractère les autres sont transparents. Une chose intéressante avec les Stormcast lorsqu'ils meurent, ils sont renvoyés dans leur royaume pour y être reforgés au prix d'une part de leurs souvenirs et de leur humanité. Mais dans le Jardin de la Peste ô stupeur cette  possibilité leur est refusée! Seront-ils condamnés à pourrir éternellement, à se voir obligé de servir Papy? Et ben non! en fait on vous sort un Deux Ex Machina du slip et paf! Un sortilège permet de récupérer leur âme en attendant de sortir de là… Comment on peut avoir de l'empathie pour des héros qui ne peuvent se perdre ou mourir?

Le style. On peut se tutoyer? C'est plus sympa. T'es lourd! Voilà. Je ne sais pas si ça vient de l'écriture ou de la traduction mais c'est tout sauf agréable et fluide à lire. Alors coté champ lexical de la pourriture on est servi mais mettre plein de synonymes ça fait pas de vous un auteur. Ça passe pour une nouvelle mais certainement pas pour un roman.

Au final, et vu le prix (17euros) c'est cher pour ce que l'on a. J'avoue que je n'ai pas passé un bon moment en lisant ce roman. Je me suis forcé à le finir car à aucun moment je ne me suis senti investi d'un quelquonce intérêt pour les protagonistes. Le peu de fluff que l'on peut grappiller est tellement anecdotique qu'il passe inaperçue.

Et enfin, les multiples références à Age of Sigmar sans explications achèvent le lecteur qui ne connait pas au préalable l'univers.  En effet, en tant qu'œuvre, un roman devrait pouvoir se suffire à lui-même. Le lecteur devrait pouvoir appréhender le récit dans sa globalité sans qu'il lui soit nécessaire d'aller consulter d'autres ouvrages et ce quel que soit leur support. Je suis d'accord que les romans de la black library sont des œuvres de commande crées pour servir de support aux jeux. Mais en tant que roman et non livre d'univers (comme peut l'être le livre de base Age of Sigmar par exemple), le lecteur devrait pouvoir suivre le récit sans être perdu au milieu d'une foule de références qui ne seront par ailleurs jamais expliquées.

Ainsi, lorsque l'on parle des combattants sigmarites, on a droit à toute la panoplie des Stormcast, des judcators, prosecutors, et autres celestant ou liberator sans que l'on est la moindre explication de qui fait quoi si ce n'est qu'ils ne sont pas tous armés de la même façon (et ce n'est qu'un exemple parmi beaucoup d'autres).

Bref à moins d'être un fan qui veut absolument tout avoir je ne vous recommande pas ce Jardin de la Peste. Si vous voulez un bon roman de Fantasy restez un peu et lisez ce qui suit.

 

Les guerriers de l'hiver de David Gemmel

 

hiver

Issu de la saga Drenaï, les Guerriers de l'Hiver se déroule bien longtemps après les évenements de tomes précédents. Après une vie en tant que guerriers au sein de l'armée impériale, de très nombreux guerriers vont être renvoyés chez eux. Nos héros sont parmis ceux là. Mais c'est sans compter une prophétie annoncant le retour des démons déjà bien engagée. Obligés de protéger la reine enceinte, Nogusta, Kybra et Bison tenteront donc de faire obstacle à ceux qui souhaite ce retour. Entre les intrigues politiques, les embuscades et les sortilèges, les trois papis de l'armée auront fort à faire. 

Si vous ne connaissez pas David Gemmel foncez! Arretez de lire ce blog et allez achetez un de ses romans. Que ce soit Legendes, la série sur Waylander, ou sa série Le Lion de Macédoine vous ne serez pas déçu. Le style du bonhomme est percutant et facile à lire et assez "hollywoodien". Ainsi, le premier chapitre de ce roman peut-être assimilez à une scène de Set-up d'un film dont le pay-off arrivera plus tard, à la manière d'un film. Les scènes d'action sont très "visuelles" et contribuent aussi à cet effet filmesque.

Dans les Guerriers de l'Hiver la question sous jacente qui revient souvent est bien entendue la vieillesse et l'acceptation de la vie qui passe. Les trois vieux guerriers bien que toujours aussi forts et adroits doivent rentrer chez eux et naturellement  ne se feront pas prier pour remplir une dernière mission tant ils sont attachés (liés?) à leur vie de soldat. Mais c'est surtout parceque Gemmel prend le temps de nous dire d'ou ils viennent et ce qu'ils ont du traverser que l'on s'attache aux héros. Tous les protagonistes ont un passé, des motivations, des défauts qui les rendent vraiment vivants, tout en evitant l'ecceuil du manichéïsme trop souvent présent dans les romans de fantasy.

Les rebondissements sont légions et du début à la fin on retient son souffle. Vous l'aurez compris je vous conseil très fortement Les guerriers de l'hiver, vous passerez un très bon moments et vous n'aurez qu'une envie, vous procurez les autres romans de la série.

Et enfin en N°3,

 

Le joyau des Valoris de Pierre Pevel

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Premier volume de la série du Haut-Royaume, le joyau des Valoris est une enquète premier place dans une des sept cités. Un couple de monte en l'air va dérober le fameu diadème avant d'être impliqué dans une intrigue mélant politique et magie noire. Ils devront éviter la guilde des voleurs locales, sauvez leur mère adoptive, et se défaire de mysterieux commanditaires eux aussi à la recherche des diamants.

A l'instar de la trilogie de Wielstadt, la ville en elle même est très bien décrite avec ses quartiers et ses figures hautes en couleurs la peuplant. Car ici aussi les personnages ont un vécu et des faiblesses faisant d'eux des personnes complètes auquelles on s'attache. Habitant de la même cité ils ont souvent des liens entre eux complexifiant leurs rapports et enrichissant encore plus la trame de l'histoire.

Le style est différent de celui de Gemmel mais tout aussi plaisant et tout comme les guerriers de l'hiver j'ai littéralement dévoré ce Joyau de Valoris que je vous recommande donc fortement.

 

Il peut-être étonnant que le livre qui m'ait le moins plu soit celui sur lequel je me soit le plus attarder dans cette review mais je voulais vraiment détaillé pourquoi Le jardin de la peste était un roman que l'on peut largement éviter. Dans le cas d'un bon livre c'est un peu plus facile d'autant que ces deux là ne sont pas vraiment des nouveautés et qu'ils ont déjà leur petite réputation de bons romans accrochée à leur couverture. Mais si certains hésitaient encore et se demandaient quoi lire en ce milieu d'hiver, foncez sans hésiter sur Le joyau de Valoris et Les guerriers de l'hiver. C'est du tout bon garantie sur facture.