Et oui enfin j'ai récupéré ma connexion! Alors en même temps vu la météo je n'ai pas trop à me plaindre d'être "obligé" de me ballader en plein air avec un bon bouquin sous le bras. Ou trois!

Premier des trois, Tau Zero de Poul Anderson paru en 1970 (ça nous rajeuni pas):

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Une équipe de 50 scientifiques (25 femmes et 25 hommes) est envoyé vers Beta Virginis à bord du Leonora Christine. Le vaisseau est équipé d'un moteur Bassard et doit passer plusieurs années à voyager avant d'atteindre son but. Et rien que dans cette phrase vous avez les trois piliers du roman. Voilà, merci roman suivant... nan j'déconne.

Mais les trois principaux thèmes sont là; Cohabitation humaine dans un endroit restreint, théorie du temps et de l'espace dans la durée du voyage et technologie annoncée avec le moteur Bussard du vaisseau. Car nous sommes là en présence d'un roman de Hard science. Point de petits hommes verts chez Anderson ou de rayon laser mortels. Tout est étudié et plausible à l'époque de l'écriture du roman.(enfn presque tout hein on reste dans la science fiction quand même). Le postulat de départ annonce d'entrée le jeu, 5 ans à bord du vaisseau feront 33 pour les habitants de la Terre. Car le fameux moteur Bussard est censé être en perpétuelle accélération et faire constamment baisser son tau (temps propre) dans la formule: \tau ={\sqrt {1-v^{2}/c^{2}}}  ou c est la vitesse de la lumière (normalement inatteingnable on le rappele). Ainsi, plus vous baissez Tau, plus vous vous rapprochez de c. C'est très simple à comprendre dans le roman rassurez vous. Donc on a d'un coté un moteur qui accélère, une durée de voyage relative suivant que l'on soit à l'intérieur du vaisseau ou à l'extérieur, et de l'autre 50 personnes humaines enfermées la dedans. Ça donne effectivement un bon roman mais rien de paltpitant non plus. La fin est intéressante même si on la sent un peu arriver. Reste un bon roman de SF type hard science qui part d'un postulat tout à fait plausible à l'époque. Dans le même style je recommande également Aux hommes les étoiles de James Blish dont je vous parlerai surement un jour.

Deuxième roman, Make room! Make room! de Harry Harrison paru en 1966 (et allez encore un coup de vieux!):

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La photo est celle de la nouvelle edition du roman de 2014, j'aime beaucoup la couverture. Cela dit qu'on soit bien d'accord Soleil vert c'est le titre du film à la base hein, pas du roman. J'explique, le roman c'est Make room! Make room!. il est écrit en 1966. En 73 une adaptation cinématographique sort au ciné et suite à ça le roman (dont il est juste inspiré) est traduit en français avec le titre du film. Je précise car les différences sont nombreuses et que le film et le roman ne partagent au final qu'une vision du monde, l'histoire centrale étant très différente d'un média à l'autre.

Dans Make room! Make room! Harrison nous dépeint New York et le monde en général comme étant très abimé et surpeuplé. La pollution a déjà ravagée des pans entiers de notre planète qui peine à fournir eau et nourriture. Le rationnement est chose commune tout comme les emeutes qu'il engendre. La violence est omniprésente et la police recense plus les crimes qu'elle ne les résouds. C'est durant lété caniculaire de 1999 que nous faisons connaissance avec andy, un policier qui va devoir enquêter sur un meutre. Alors que d'ordinaire ce genre d'affaire ne l'occupe que le temps de faire son rapport, l'identité de la victime va pousser certaines hautes instances de la cité à creuser l'affaire. Il tombera amoureux de Shirl, la jeune femme partageant la vie de Mike O'Brien, et l'ammenera vivre avec lui et Sol son colocataire à la retraite qui partage son appartement.En parrallèle de l'enquête d'Andy on suivra Chun, l'assassin de Mike (la victime donc). Je ne vous révelererai rien d'autre à propos de l'enquête rassurez vous.

Le livre parle surtout de surpopulation et avec des accents prophétiques parfois glaçant lorsque l'on compare les dates entre hier et aujourd'hui. La tirade de Sol contre l'interdiction des moyens de contraception des "élites bien pensantes" était à l'époque cruellement d'actualité mais bien moins à l'époque du film d'ou le changement d'histoire.

Reste un roman oppressant dont la teneur reste encore aujourd'hui pertinente.

Numéro 3, Outrasable de Hugh Howey, paru en 2019 ( a bah la ça va!):

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L'auteur de la trilogie Silo revient avec un nouveau roman. Et quel roman! Howey sait décidement nous rafraichir avec ses univers bien à lui. Dans Outresable nous allons suivre les péripéties d'une famille dans un monde aux accents assez particuliers. Nous sommes dans le futur, la sable a recouvert les USA et peut-être le monde. Et quand je dis recouvert, c'est une couche de plusieurs dizaines voir centaines de mètres dont on parle. Pour survivre il n'y a que deux solutions, creuser ou plonger. Creuser pour permettre aux points d'eau de rester accessibles, ou plonger pour atteindre les vieilles cités enfouies et récupérer ce que l'on peut y trouver. Ainsi les plongeurs enfilent leurs combinaisons et font "vibrer" le sable pour plonger toujours plus profond.

Un homme abandonne sa famille. Douze années plus tard sa femme et ses enfants cicatrisent plus ou moins bien mais la vie ne leur laisse de toute façon pas le temps de s'apesantir sur leur chagrin ou leur colère. Palmer et Vic sont devenu pplongeurs. Elle est douée et travaille sa technique mais reste discrète, lui s'embarque dans une aventure qui doit lui permettre de découvrir Danvar, la mythique cité perdue recelant des trésors ou des dangers inconnus. Rose, la mère tient un bordel et tente de couper les ponts avec ses enfants tant elle a honte de sa vie. Conner et ROb les deux petits derniers sont les derniers a perpétuer la tradition qui veut que tous les ans la famille aille camper dans le désert pour se rappeler du père. C'est là qu'il découvriront sortant plus morte que vive de la grande désolation leur nouvelle petite soeur...

Franchement les deux-trois premiers chapitres on est un peu perdu et c'est un peu lent avec ces histoires de pelerinage dans le déser à la mémoire d'un homme que tous le déteste pour les avoir abandonnés. Mais une fois rentré dans le livre je n'ai plus pu le lacher de la nuit. Le rythme est bon et va crescendo tout au fil du livre, la tension est là et les personnages sont tous attachant à leur manière. Petit à petit cette famille décomposée prend forme et on découvre les déchirures et les cicatrices. Tout ça sous fond de course poursuite pour comprendre qu'est ce qui a été trouvé et remonté des entrailles de Danvar et surtout pourquoi.

Car Outresable n'est certainement que le premier tome. En effet trop de questions restent sans réponse et je brule de savoir ce qui va arriver deans la suite.

 

Sur ce je vous laisse j'ai ressorti lespinceaux....