Aujourd'hui nous allons parler de Hammerhal & autres récits, le receuil de nouvelles prenant place dans les royaumes de Age of Sigmar.

Composé de huits nouvelles et d'un extrait du romans Le jardin de la Peste, ce receuil sous titré "Aventures palpitantes dans les royaumes mortels" tient-il ses promesses?

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Hamerhal est la première et la plus importante des nouvelles du receuil. Ecrite par Josh Reynolds (d'ailleurs auteur de 4 des neuf morceaux de l'ouvrage) elle nous entraine tout d'abord sur les docs de la Cité à deux Queues où nous suivrons une équipe de ...répurgateurs(?) eux mêmes sur la trace d'un culte louche. Composée d'un Stromcast accompagné de son gryph-hound, d'un (vrai) répurgateur, d'un nain duardin et d'une aelf, les joyeux drilles vont affrontés Rollo Tarn et ses sbires afin de mettre un terme au complot de ce dernier. En parrallèle une force de Hallowed Knights affronte des Tzaangors dans les forêts du royaume de Ghyra à quelques jours de Hammerhal. Les deux histoires ont bien sur un lein entre elles mais je ne vais pas vous dévoiler toute l'intrigue ici.

Cette nouvelle est intéressante car on s'éloigne des histoires basiques de batailles pour (enfin) avoir un bref aperçue du monde  de AoS en dehors des conflits. Certes les combats ont la part belle du récit mais on y trouve aussi des détails sur le commerce dans Hammerhal, sur des compagnies d'êtres humains lambdas et sur la ville en elle même. L'intrigue est basique, des méchants du chaos veulent tout casser et on va les en empêcher (y avait pas besoin de péter le Vieux Monde pour ça ...) mais on commence à rentrer tout doucement dans les détails et la vie quotidienne des habitants des huit royaumes et ça, ça fait plaisir.

Heureusement d'ailleurs car la deuxième nouvelle, Vengeance Eternelle (Matt Westbrook), est le récit d'une bande de Stormcast qui vont péter les dents à des skavens avant de péter les dents à des Ironjaws. Circulez, y a rien à voir. C'est censé mettre en avant la psychologie de certains Stormcast et de la façon dont ils subissent le fait d'être reforgés encore et encore mais c'est creux.

Le prisonnier du soleil noir (Josh Reynolds) nous impose (encore) des Stormcast qui vont péter les dents à des maraudeurs...A la recherche d'un passage pour le royaume de la mort ils vont se faire cerner dans un très ancien sanctuaire dans lequel se trouve un mysterieux personnage enchainé et torturé visiblement depuis pas mal de temps. Ô surprise durant la bataille les Stormcast se verront obligés de libérer et de s'allier à ce mysterieux personnage qui se trouve être un vampire et aux cotés duquel ils vont séverement rouster toute une troupe de maraudeurs (mais plein-plein-plein hein. Avec plusieurs Korgorath, des bood warriors par dizaines...). A la toute fin les Stormcast serreront la main au vampire qui leur revelera qu'il est Mannfred Von Carstein! Rolalala le twist de maladeeuuu! Circulez, la non plus y a rien à matter.

David Guymer nous offre lui A l'ombre du pouce noir. Et là c'est déjà un petit mieux. Déjà parcequ'il n'y a pas de Stormcast ^^ Dans cette nouvelle Copsys Bule un seigneur de la Peste soigne son jardin de la peste avec amour et persévérence depuis des centaines d'années avec l'aide de Skavens lorsque, au moment ou celui-ci va enfin donner une armées de Seraphon surgit et commence à mettre la pagaille dans ses rangées de portirons bien murs. Ah que c'est rafraichissant de lire quelque chose à propos du quotidien (une fois encore loin des champs de bataille) des démons de Nurgle. Bien sur les descriptions sont malaisantes, mais elles ancrent les combats dans une réalité qui donne un sens aux combats. Copsys aime son jardin, Fistula son second lui oeuvre pour avoir son propre territoire, les pestigors attendent la réalisation d'une prophétie lié au jardin ... Bref ça vit vraiment pour autre chose que se faire péter les dents par des types en armures dorées.

Josh Reynolds revient encore avec Assaut sur le bastion de la Mandragore. Bon ben c'est l'histoire de Stormcast qui vont péter les dents à des suivants de Khorne. Suivant.

Le Grand Rouge (David Guymer) nous ramène aux cotés des Stormcast que nous avons croisé dans Le prisonnier du soleil noir. Au milieu du désort des Os, les Hallowed Knights affrontent des Orruks tout en étant à la poursuite de Von Carstein. Celui-ci les aurait bien evidemment trahis à un moment donné et ils s'efforcent de le retrouver. Une petite baston, suivit d'un grosse baston avec ensuite un gros duel avant que Mannfred n'apparaise pour narguer les Stormcast et les Orruks.

Coeur de Sylve de Robbie MacNiven. Dans le royaume de Ghyran Nellas est une sorcebranche. Sa tâche est de protéger les bois et de récolter les graines de vie des sylvaneths afin de les replanter pour perpétuer le cycle de la vie. Mais Nurgle s'est implanté dans ses bois et jusque dans son écorce. Sauvera t-elle ou condamnera t-elle sa forêt? C'est donc aux sylvaneth que l'on s'interèsse cette fois, à leurs chants, les traditions et leurs combats pour les sauvegarder.

Et pour finir, les clefs de la ruine de David Annandale. La quète d'une loge de Fireslayers se frayant un passage dans un monde perverti par Tzeentch.Même si le récit est plutôt prenant il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent en terme de background. On est dans une histoire classique de nains accros à l'honneur et aux haches qui tranchent tout se met en trvers de leur chemin.

Conclusion? Ça me rapelle une peu les publications de Games Workshop il y a quelques années qui contenaient uniquement des nouvelles. Certaines sont bonnes, d'autres passables et quelques unes mauvaises. Les histoires dévellopant le background sont les plus interèssantes à lire car on peut mieux s'imprégner de l'univers et "s'attacher" aux protagonistes. On sent que Games essaie de develloper la psychologie des Stomcast mais hélas ils n'en font que des succédanés de Space marines. Froids, voués à la guerre et engoncés dans les règles de leurs loges. Certains apprécieront mais pour ma part j'ai trop bouffer de romans 40K pour y voir quelque chose d'original. Toutefois lorsque l'auteur s'oriente sur les autres peuples l'interèt revient. J'aimerais bien que Games sortent de leur zone de confort et s'aventure dans des choses plus audacieuses à l'instar de romans comme la bète de velours par exemple ou qu'un auteur (Dan au secours!) nous sorte une vrai fresque comme Eisenhorn ou Ravenor.

A noter un bon point, la traduction des noms. Elle est en effet plus poussée, les noms propres ne sont pas forcément traduits mais c'est mieux que ce à quoi on a eu droit ces dernieres années.

C'est pas mal. Ça donne envie de s'interesser un peu plus au background de AoS mais je continue à penser que péter l'ancien monde pour donner naissance à ça c'était jouer la facilité. Surtout qu'avec leur propension à systématiquement nous ramener les grandes figures de l'ancien monde(Nagash, les Glotkin, Von Carstein... d'ici qu'ils nous ramènent Darkblade y a pas loin) on perd vraiment du coté dramatique de la chose. Ils auraient pu tout aussi bien nous coller une ficèle du genre les dieux du chaos ravagent l'ancien monde et au dernier moment les vents de magie sauvent "par magie" certains grands héros et pis voilà! Quitte à tout péter autant bien assumer sa connerie et faire vraiment table rase du passé au lieu de nous ramener des vieux trucs censés avoir crever depuis des millénaires.

Pour 7 euros vous ne risquez donc rien à prendre ce receuil. En espérant que Le jardin de la peste soit bon et que GW continuent de traduire ses romans.

Coté peinture j'ai attaqué les Stormcast de Blightwar. Et nom de dieu que le montage fut chiant. A tel point que j'ai renoncé à monter les capes des Vanguard Hunters. C'est peut-être le fait d'en avoir déjà peint un certain nombre mais la peinture des ces Stormcast m'amuse beaucoup moins que celle de la partie Nurgle. Je pense qu'après cela je ferais une pose dans la peinture de SE ou alors que je changerais de schéma de couleur.

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Je voudrais au passage adressé mes remerciement à Ludovic Legrand que j'ai croisé sur le live de Planet Wargame il y a quelques semaines et qui m'a conseillé les lunettes loupes que l'on peut trouver en pharmacie pour une dizaine d'euros. J'avais posé la question de savoir qui utilisait quoi en terme de loupe pour la peinture et il m'a donc dit qu'il utilisait ce type de lunettes.

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Elles existent en plusieurs grossissement et j'ai prit un x2.5. C'est très bien je trouve car tout son champ de vision est grossi, la fig' comme le pinceau et donc je suis plus précis sur les parties fines comme le visage. Je peins par forcément mieux hein, c'est juste que je vois mieux les détails. Par contre évitez les longues scéances, ça a tendance à filer mal à la tête.